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L HISTOIRE

UN PEU D HISTOIRE

L'Aston Martin DB7 est belle, cela ne fait guère de doute. Son rythme de production annuel, qui tourne autour de six cents unités, c'est la marque d'un succès incontestable. Cela dit, les amateurs les plus exigeants n'ont jamais oublié que celle qui se voulait la DB5 des temps modernes était le résultat d'une drôle de cuisine concoctée chez Tom Walkinshaw, sous le regard bienveillant de Ford... Qu'y a-t-il sous la jolie robe dessinée par lan Callum? De bons vieux morceaux de Jaguar XJS. Et le six cylindres à compresseur que l'on retrouve dans son compartiment moteur est lui aussi d'origine Jaguar. Aussi, lorsque la marque de Coventry a sorti sa XK8, construite sur une base très proche et animée par un V8 moderne, le tout pour un prix canon, on a commencé à sérieusement tousser. Du moins chez les gens avertis. Il serait néanmoins exagéré de reprocher à Ford d'avoir voulu restaurer au plus vite, qui plus est avec un certain talent, l'image d'une marque en pleine décadence. L'arrivée de la DB7 Vantage prouve que l'on va dans le bon sens. Faisant l'objet en Angleterre d'un supplément de prix de 80 000 francs, la Vantage est censée joindre ses forces à la six cylindres pour compléter la gamme DB7. Elle risque de devenir la seule vraie DB7. Cette Vantage, c'est d'abord un moteur, un douze cylindres à soixante degrés de six litres dont la mise au point et la production ont été confiées à Cosworth, On a peine à croire, en soulevant le capot moteur, que cette belle pièce est née de la réunion de deux V6 Ford Duratec que l'on peut retrouver sur la Mondeo ou la Cougar. Ce sont les miracles de la "modularité" et l'on est loin des bri-colos et des apprentis sorciers du passé. Le cahier des charges mettait l'accent sur la souplesse et l'efficacité. Par conséquent, les chiffres ne donnent pas dans le sensationnel à l'italienne: 420 chevaux à 6000 tr/mn et 54 m.daN à 5000 tr/mn. Pour une cylindrée inférieure. Ferrari annonce 485 ch et 57 m.daN, Lamborghini 530 ch et 60 m.daN. La mécanique de l'Aston se veut soyeuse et tend vers les besoins d'une berline style... Lagonda. Côté transmission, le choix est offert entre boîte mécanique six rapports d'origine américaine (la Tremec des Viper et Corvette) ou automatique ZF cinq rapports (celle de la BMW 750). La DB7 ayant gagné dans cette histoire quatre-vingts chevaux et sept mdaN, l'occasion était toute trouvée pour se pencher de nouveau sur son châssis et ses trains roulants. La coque a été rigidifiée au niveau du tunnel de transmission et de la cloison pare-feu. Les triangles de la suspension avant sont nouveaux alors qu'un tirant a été ajouté sur le train arrière. Les amortisseurs et les ressorts sont plus fermes. Les disques de frein sont nettement plus grands et les jantes sont passées à une largeur de neuf pouces à l'arrière. Extérieurement, la DB7 Vantage s'inspire de la version à V12 Jaguar développée chez TWR. Ses bas de caisse sont plus volumineux, tout comme son bouclier avant qui accueille une paire d'optiques secondaires couplées avec les clignotants. La calandre est mise en valeur par cinq barres en métal poli. Enfin, à l'arrière, le troisième feu stop est repositionné et les échappements de plus grand diamètre traversent le bouclier remodelé. L'ambiance à bord n'a guère changé. Comme sur la Jaguar XK8, l'habitabilité est comptée, la garde au toit limitée Les accessoires d'origine Ford ont suivi les dernières évolutions apparues chez le donateur. La sellerie Connolly se charge toujours d'en mettre plein la vue et d'affoler les sens. Signe des temps, le carbone peut remplacer le bois. Mais la DB7 est toujours une anglaise et son catalogue d'options très décalé peut faire sourire, ou bien encore émouvoir, c'est selon. Nous avons sélectionné pour vous un support de parapluie à 1950 francs pour le coffre à bagages, lequel peut être aménagé pour le transport d'animaux familiers. Le volant sport qui figure sur ces photos est sympa, n'est ce pas? Il vaut 5950 francs. L'extincteur est plus abordable: 1950 francs seulement. Mais en quoi consiste la trousse de secours à 2 950 Francs? Arrêtons de parler argent, c'est vulgaire. Contentons-nous de constater que la qualité de fabrication a nettement progressé. A peu près calé dans le baquet, il n'y a plus qu'à appuyer sur un gros bouton rouge pour mettre en route le moteur. La mode est à la sauce racing. La musique du V12 est plaisante, même au ralenti, avec une note agréable à l'échappement. Flirter avec les 7000 tr/mn de la zone rouge n'est pas un problème, rien ne vous empêche de le faire pour le plaisir des oreilles, mais on a vite fait de constater que tout se passe avant les 5000 tours. Sur le couple. Ça pousse plus franchement que sur la six cylindres, avec une souplesse incomparable. Pour la forme, Aston annonce des performances un poil supérieures à celles de la XKR. Mais cette dernière, qui n'a qu'un V8, reste bridée en vitesse de pointe et doit se contenter d'une boîte automatique. Certes, la six rapports de l'Aston n'est pas un exemple de rapidité et sa commande souffre de grands débattements. Mais côté châssis, on peut parler de progrès évidents. La Vantage est déjà naturellement plus stable. Ensuite, tout en ayant des ressorts plus durs, sa suspension filtre mieux les inégalités de la chaussée. Nettement plus convaincante en conduite coulée, la Vantage vous invite plus volontiers à une conduite musclée. Et c'est là que l'on retrouve l'un des défauts originels de la DB7, à savoir une direction pataude manquant de consistance même si l'on a visiblement cherché à combattre cet inconvénient. Bref, si vous secouez la Vantage, il vous faudra tenir compte de cette faiblesse, au risque de vous faire surprendre. La bête flirte avec les 1800 kilos en ordre de marche, ne l'oublions pas. A vous de ne pas débrancher l'anti-patinage si vous ne vous sentez pas de taille. Mais dans une certaine mesure, la DB7 acceptera volontiers de glisser de façon progressive. V12 mis à part, il est un chapitre sur lequel on ne se montrera pas avare de louanges. Nous voulons parler des freins, marqués par l'arrivée de grands disques de 355 mm de diamètre à l'avant, pinces par des étriers quatre pistons. Leur puissance et leur endurance ne sont pas sans rappeler la Porsche 911 et l'on est à mille lieues de la Jaguar XKR. On jettera un voile pudique sur la consommation de carburant. Lors des mesures de performances, nous avons battu le record enregistré par la McLaren F1 avec une consommation de quarante-trois litres aux cent. Heureusement, la moyenne globale de notre essai se situe dans une fourchette plus raisonnable. En résumé, la DB7 Vantage n'est pas intrinsèquement la plus rapide, ni la plus sportive. Mais elle permet à la "petite" Aston Martin de prendre sa vraie dimension, allant jusqu'à rendre le modèle six cylindres de base totalement obsolète du fait d'une différence de prix inférieure à dix pour cent. Si Ford pouvait s'occuper de donner à la France une représentation digne de ce nom, ce serait encore mieux. On suppose que les connaisseurs savent où s'adresser pour passer commande et à quel prix. Ce n'est pas marqué "La Poste" sur le front des essayeurs d'AUTOHebdo!.
http://twitter.com/astonmartindb7v

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